• Inès Chassignole

2020 et le besoin de clarifier mon métier, mon approche #Diététicien


Je rentre dans ma 5ème année d’exercices, un exercice pluriel rythmé par :

  • un temps hospitalier où j’accompagne des patients dans leur alimentation, qu’elle soit naturelle ou artificielle par sonde, patients qui présentent des pathologies diverses ; cardiaques, pulmonaires, oncologiques, neurologiques…

  • et une activité libérale où je propose des consultations/des ateliers au sein d’un cabinet pluridisciplinaire deux jours par semaine, ouvertes à tout public, tout âge et toutes problématiques.

J’ai eu à cœur de me spécialiser dans une approche comportementale, consciente que manger est avant tout un comportement, bien plus qu’une addition théorique de calories.

2020 et je ressens le besoin de faire un éclaircissement de ma pratique libérale

Bien que ce soit 80 % des demandes en libéral et que ce soit l’image véhiculée sur les réseaux sociaux, dans les magazines, par certaines franchises ou programme minceur… Le diététicien n’est un pas « amaigrissologue » ; à comprendre comme spécialiste de l'amaigrissement.

Le diététicien vous accompagne pour adapter votre alimentation de manière qualitative ; le diététicien a, en effet, les connaissances scientifiques et les compétences pour vous accompagner sur une alimentation de qualité pour votre âge et selon vos besoins spécifiques.

Loin du « sensationnalisme » alimentaire, il ne suit pas de « mode » mais se base sur des études scientifiques et se tient à jour de l’actualité en matière de nutrition.

Son champ d’action est assez large puisque toute personne a des besoins qui lui sont propre et ce, à chaque étape de sa vie. On peut ainsi faire appel à lui pour une APLV du nourrisson, des intolérances alimentaires, des troubles digestifs, des troubles métaboliques (comme le diabète), des pathologies rénales, des pathologies de la nutrition (malnutrition, dénutrition) pour adapter une nutrition artificielle par sonde lorsque l’alimentation par la bouche n’est plus possible… la liste est longue.

A côté de cela, il est également sollicité à juste titre pour la prise en charge des surpoids et obésité.

Seulement, la vision du métier et de notre travail, sur ces prises en charge particulièrement, me semble faussée.

Pour les prises en charge du surpoids et de l’obésité, pour la question épineuse du "poids", la prise en charge ne peut se réduire à une réduction calorique d’une alimentation sans saveurs (même si l’éclosion de programmes repas minceurs tendent à nous faire croire le contraire… on en remercie le marketing) mais pourquoi ?

Parce-qu'il n’est pas possible de forcer un organisme à la chimie interne bien rôdée dans le but de perdre du poids durablement : un régime restrictif conduit inexorablement à une reprise pondérale.

Bien sûr c'est pourtant une de nos compétences théorique : le diététicien pourrait estimer vos besoins théoriques et ainsi vous proposer un % de réduction des apports théoriques en vue de perdre du poids (équation bien simpliste et réductrice toutefois !) mais en réalité... la théorie est souvent trompeuse ("la théorie, c'est quand on sait tout mais que rien ne fonctionne", A. Einstein). Mais pourquoi ?

Parce-que l’obésité est une pathologie complexe avec pour symptôme le poids. Soigner le symptôme ne fera pas disparaitre les dysfonctionnements de fond.

Parce-qu'il n’y a pas une mais des obésités.

Parce-que chaque organisme est unique, chaque personne a des besoins spécifiques.

Pour exemple, nous avons tous autour de nous : une personne qui mange un gâteau et ne prends pas un gramme, une autre qui va en manger ne serait-ce que la moitié et prendre le poids qu’elle s’efforce pourtant de perdre… et une dernière qui se frustrera de ne pas le manger mais dont le poids ne baissera pas pour autant...

Nous ne sommes pas tous égaux face à l'alimentation et au poids, héritiers d'un patrimoine génétique et de contextes environnementaux différents.

Alors non, le diététicien ne peut reproduire l'illusion des pubs "j'ai perdu 20 kg en 2 semaines!" : je ne peux souvent pas apporter de solution immédiate à un problème chronique.

C’est pourquoi j’ai choisis cette approche comportementale : loin de l’immédiateté des solutions toutes prêtes et peu efficaces, j’ai choisis de prendre le temps pour s’arrêter sur soi. [ Qui suis-je ? Qu’est-ce qui me construit dans mon rapport à l’alimentation ? Comment et pourquoi je me nourris ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Quelles sont mes ressources ? ] Pour tenter d’amorcer avec sérénité les changements de comportements qui vous feront vous rapprocher de ce qui compte le plus pour vous.

Nul doute, mon patient est alors le mieux placé pour savoir l’alimentation qui sera la plus juste pour lui ! Parce-qu’il n’y a que lui qui peut « sentir » et se « ressentir » ! Je ne perçois pas sa faim, ni sa satiété. De même, je n’ai pas son vécu, ses ancrages, son éducation, ses appréhensions, ses motivations.

Nous avons tous notre propre comportement alimentaire qu’il est bon d’appréhender avec sérénité et moi, je peux vous accompagner.

Source illustration : leaaax.


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