Les émotions : ces alliées qui nous veulent du bien

 

Qu’est-ce qu’une émotion ?

 

Les émotions sont un signal d’alarme envoyé par le cerveau au reste de notre organisme.  Elles se déclenchent quand les choses ne se déroulent pas tout à fait comme notre intellect l’avait anticipé et / ou espéré afin que l'on s'adapte à notre environnement. 

 

Exemple : je ne voulais pas manger un gâteau car je suis au régime, mais j'ai mangé tout le paquet, je ressens de la colère envers-moi même et de la culpabilité, alors j'ai continué. 

 

L'émotion est hors du contrôle volontaire (je ne peux pas décider de ne pas ressentir de la colère, cependant je peux décider de comment je vais gérer les conséquences de cette colère)

 

Le processus mit en place pourrait être celui-ci :

 

  1. La pensée : le cerveau fait comme une capture d'image de la situation 

  2. Le ressenti : cette image va engendrer une émotion 

  3. L'action : l'émotion déclenche une action

 

Il est rapide et selon la sensibilité de chacun, les individus se focalisent plus ou moins sur certaine étape (envahissement de pensées, surcharge émotionnelle, incapacité d'action, ou action jugées inacceptables...).  

 

 

« Les émotions sont des actions. Certaines se traduisent par des mouvements des muscles du visage, comme des expressions faciales de joie, de colère, etc…, ou du corps, la fuite ou la posture agressive. D’autres se traduisent par des actions internes, comme celles des hormones, du cœur ou des poumons. Les émotions sont donc d’une certaine façon publiques, on peut les mesurer, les étudier. Les sentiments, par contre, sont privés, subjectifs. Ils sont ressentis par l’individu et lui seul. Il ne s’agit pas de comportements mais de pensées (Damasio, 2001) ».

 

" Les émotions sont classées en simples ou complexes. Elles sont dites simples ou primaires quand elles s’accompagnent d’expressions faciales ou gestuelles universelles quelle que soit l’empreinte de l’éducation et de la culture. Paul Ekman (1984) les réduit au nombre de six ; le bonheur, la tristesse, la peur, la colère, la surprise et le dégoût. Les émotions complexes quant à elles résulteraient de la combinaison de plusieurs émotions simples. Selon un schéma très réductionniste, proposé par Plutchik, l’amour, par exemple, serait un mélange de joie et d’acceptation, la culpabilité, un mélange de joie et de peur (1980) " (Source : CAIRN)

 

 

D'où naissent les émotions ?

 

Pour Walter Cannon et Philip Bard, la conscience et l’expression émotionnelle sont simultanées, déclenchées par une petite structure de la taille d’une noisette située à la base du cerveau, l’hypothalamus. Il garantit l’équilibre interne du corps et régule la sécrétion de toutes les hormones du corps et supervise le fonctionnement de la plupart des organes internes grâce au système nerveux autonome.

 

On sait aujourd’hui que cette petite structure assure toutes les fonctions de survie : la faim, la soif, la reproduction, l’allaitement et l’agressivité. 

 

Joseph LeDoux a découvert les principales composantes du circuit d’une émotion particulière – la peur – et a démontré le rôle majeur joué par l’amygdale, structure en forme d’amande située dans la partie antérieure du lobe temporal (1997). Tous les cortex sensoriels ont des connexions avec l’amygdale et celle-ci a des connexions directes avec les différentes régions de cerveau assurant l’expression de la peur. 

 

 

C'est donc bien notre cerveau qui est au commande de nos émotions : c'est un moyen pour lui de nous faire passer un message, afin que l'on agisse en s'adaptant à ce que nous percevons de notre environnement, le seul but étant la survie de l'organisme.

 

 

" Les sujets dont les amygdales sont lésées, ne connaissent et ne reconnaissent plus la peur. Si des photos de visages exprimant différentes émotions leur sont présentées, ils sont incapables de détecter ceux considérés comme effrayants. Cet handicap peut dans la vie, les plonger dans l’incapacité de faire des jugements sociaux corrects (Adolphs et Damazio, 1998) et donc d'agir de manière adaptée "

 

Sans nos émotions, nous ne serions donc pas prêt à réagir au moment venu. 

 

 

A quoi servent les émotions ?

 

On le comprends au fil de la lecture : à nous protéger!

 

Les émotions servent à nous prévenir que nous devons nous adapter à une modification de notre environnement et déclenchent tout un processus physiologique, comportementale, psychique qui vise précisément à cette adaptation.

 

Prenons par exemple la peur : notre inconscient nous fait passer le message qu'il y a un danger imminent, le ressenti de peur nous permet alors d'agir pour nous adapter à notre environnement et sans doute prendre la fuite! (sécrétion d'adrénaline, augmentation du rythme cardiaque, modification de l'afflux sanguin vers les muscles qui se contractent, prêt à fuir). 

 

 

Vous comprendrez sans doute maintenant, que vouloir faire disparaître une émotion est d'une part impossible car son centre est cognitif, hors du contrôle volontaire mais en plus cela reviendrait à nous couper de nos signaux permettant d'avoir des comportements adaptés à notre environnement, ce qui est fort dommageable. Mais j'entends bien, certaine fois, ces émotions sont vraiment désagréables et nos actions en conséquences souvent peu acceptables.

 

« Tous les sentiments sont légitimes (Tu as le droit d’être en colère contre ta sœur), mais les comportements ne sont pas tous acceptables (tu n’as pas le droit de la frapper) » Haim Ginott

 

 

Le problème c'est que quand les émotions sont trop intenses, nous perdons les capacités cognitives et devenons moins aptes à raisonner : c'est ce qu'on peut appeler l'envahissement émotionnel.

 

L'image du ballon émotionnel pour mieux comprendre 

 

 

 

Jean-Michel Compère - " Le ballon émotionnel "

Thomas Gordon -  " Leaders efficaces " 

 

En phase d'équilibre, nous avons toutes les capacités cognitives pour réagir face à nos émotions : nous agissons selon nos valeurs, avec mesure, avec respect d'autrui et de nous-même, des règles... 

 

En cas d'envahissement émotionnel, les émotions débordent, nous passons en mode "survie" avec des comportements automatiques, moins construit voire démesurés, sans prise de recul possible. Nous sommes envahit par cette émotion qui nous enlève toute capacité de raisonnement. 

 

 

Comment rééquilibre ce ballon ?

 

C'est tout un travail de :

 

  1. Prise de conscience des émotions, des conséquences de ces ressentis 

  2. Reconnaissance de l’émotion, en la nommant, en la localisant 

  3. Connexion, faire du lien avec une situation, un souvenir, un contexte 

 

En entendant, en comprenant, on abaisse l'envahissement 

En acceptant, on ouvre un panel de nouveaux comportements plus adaptés

 


 

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